samedi 28 mars 2015

Beautiful Secret, Christina Lauren



 Lorsque Niall, le frère de Max (héros de Beautiful Stranger, le bad boy anglais de la finance et séducteur notoire à Wall Street) vit pour la première fois une passion dévorante. Il traverse New-York de long en large pour concrétiser sa course à l'amour et à la luxure à travers Big Apple ! Il peut compter dans sa démarche sur l'aide de son frère et de ses amis.

Eh bien, Mesdames Christina Lauren sont décidément pleines de surprises, et je suis obligée de revoir mon avis sur elles depuis Wild Seasons. Deux lectures récentes, et deux lectures qui m’ont littéralement embarquée, jusqu’à ce que j’en vienne même à me demander quid des reproches sur un vocabulaire trop cru que j’avais pu leur faire. L’ai-je rêvé, ou s’agit-il d’auteures capables de se renouveler ? J’opte pour cette dernière proposition les yeux fermés...

Autre surprise de taille dans ce roman, on s’éloigne des sentiers battus pour le héros masculin. Ici, pas de mâle dominant dont la liste des conquêtes est aussi longue que le bottin. Niall est tout sauf cela. C’est un homme meurtri par l’échec de son mariage, qui doute profondément de lui. Pour être honnête, j’ai souvent envie de donner des claques au héros de ce type de roman. L’abus est dangereux pour la santé, même l’abus d’assurance. On devrait le leur expliquer. Et il faut reconnaître que nos héros ont parfois du mal à montrer leurs failles à travers la carapace de cette fichue assurance. Ce n’est pas le cas de Niall. Son succès professionnel n’a malheureusement pas son pendant dans sa vie personnelle.

Rubby, quant à elle, est légère, patiente, attachante et drôle. Une Bridget Jones au physique de Californienne (la scène de l’avion vaut son pesant de cacahuètes et m’a replongée dans les souvenirs de mes années fac… Oui, oui, du vécu. Pas moi (oufff), mais une de mes amies proches. Je ne sais pas si elle s’en est remise d’ailleurs…) qui m’a arraché plus d’un gloussement. 

Petit aparté: ces fameux gloussements, qui ont eu une fâcheuse tendance à se multiplier pendant ma lecture, m'ont fait bénir, pour une fois, mon trajet en voiture pour aller au boulot. J’aurais eu l’air fin à glousser dans le tram…

Rubby est, en somme, le personnage féminin idéal pour passer un agréable moment, si on fait, toutefois, abstraction de son nom.

Deuxième petit aparté: j’ai eu très peur quand j’ai vu comment elle s’appelait : comment allais-je pouvoir aimer un personnage s’appelant Rubby? Non, mais c'est vrai, quoi... Rubby?! Je suis heureuse (ou consternée, au choix...) d'annoncer que c’est fait, je peux l’ajouter sur ma liste des choses peu probables qui se sont réalisées. Comme quoi, il ne faut vraiment ne jamais dire jamais...

Mon cœur de midinette en a d’ailleurs redemandé. Point de sexe à outrance, beaucoup de délicatesse, deux personnages qui se construisent, un homme qui se force à quitter le carcan dans lequel l’a immergé son mariage, une femme amoureuse qui essaye de l’aider, de le guider vers la liberté. Et moi… J’ai ri (enfin, j'ai gloussé, mais "rire" est quand même plus élégant, mon égo en a besoin!), j’ai pesté (contre lui parfois, c’est quand même un homme !), je me suis attendrie, et j’ai fondu. Je suis une indécrottable romantique…

Merci encore une fois à Marie Decrême et aux Editions Hugo Roman pour ces surprises ô combien agréables !

dimanche 22 mars 2015

L'art d'écouter les battements de cœur, Jan-Philipp Sendker

Un matin, le lendemain du jour où Julia obtient son diplôme de droit, Tin Win, son père, un brillant avocat de Wall Street, quitte son domicile et disparaît mystérieusement. Quelques semaines plus tard, son passeport est retrouvé dans les environs de l’aéroport de Bangkok. Quatre ans ont passé. Julia est devenue avocate. En rangeant le grenier de leur maison, Judith, sa mère, découvre des lettres d’amour que Tin a écrites – mais jamais envoyées – à Mi Mi, une jeune Birmane de Kalaw, son village natal. Julia, qui ne s’est jamais résignée à l’absence de son père, décide alors de se rendre sur place pour percer le mystère qui entoure son passé.

C'est une douce musique que celle d'un cœur qui bat. Boum, boum. Boum, boum. Le cœur qui s'apprête à sortir de notre poitrine. Boum, boum. Boum, boum. Le cœur qui dort du sommeil du juste. Boum, boum. Boum, boum. Le cœur qui s'éteint. Boum, boum. 

C'est une bien belle musique que celle des battements de cœur, mais une musique que l'on n'entend pas. La ressentir, oui. Le cœur qui bat si vite que l'on a l'impression que notre cage thoracique vibre, le cœur qui s'affole tellement sous l'effort qu'il remonte dans notre gorge dans un effort vain pour s'échapper, le cœur qui se détend, comme notre corps, alangui sur le lit. On la ressent, mais on ne l'entend pas, sauf si on colle notre oreille sur la poitrine de l'être aimé. On croit l'entendre, mais ce n'est qu'une impression. Ce pouvoir d'écouter, qui nous permettrait pourtant d'accéder à la vérité, nous a filé entre les doigts. Mais l'a-t-on déjà détenu ?

L'art des battements de cœur est un retour vers les origines. Retour de Julia, qui part sur les traces de son père, et retour de son père, à travers ce passé qui afflue. L'art des battements de cœur est typiquement l'ouvrage qui peut changer le regard que l'on porte sur les choses qui nous entourent, du moins pendant une fraction de seconde. Il nous oblige à écouter, à lire à l'intérieur, à ressentir et pas simplement à voir. Il nous oblige à aller au-delà des apparences pour retrouver qui l'on est, pour comprendre qui sont les autres.

Véritable hymne à la vie, à l'amour, j'ai vécu cette histoire dans toute sa simplicité. J'ai accompagné Julia dans sa quête, j'ai aimé Tin Win et Mi Mi d'un amour pur, vrai. J'ai eu l'étrange sensation de rentrer dans une bulle où le temps se serait arrêté, de vivre une vie en parallèle, d'ouvrir les yeux. Je n'ai pas appris à écouter les battements de cœur, j'aurais tellement aimé, mais les miracles n'existent pas, et mon oreille est réfractaire, mais malgré tout, j'ai appris à arrêter le temps, et, l'espace de quelques secondes, à revenir à l'essentiel. Une lecture qui m'a bouleversée, un apprentissage, une immersion, un retour aux sources.


Merci infiniment à Pierre Krause et à la Masse Critique Babelio qui m'ont permis de faire une belle rencontre. Ce premier semestre 2015 est riche de bien belles découvertes...

samedi 21 mars 2015

Fight for love, tome 3 "Remy", Katy Evans


Boxeur star de la ligue underground, Remington Tate est un mystère, même pour lui-même. Son esprit est à la fois sombre et lumineux, torturé et plein d'espoir. Si son comportement et son humeur sont souvent tout en mesure, il peut aussi d'un coup perdre tout contrôle. Aucune femme avant Brooke Dumas n'a connu ses secrets les plus intimes, ses pensées les plus profondes. Mais dès qu'il pose ses yeux sur elle, il sait sans l'ombre d'un doute, que la seule raison qu'il aura désormais de se battre, ce sera elle. À partir de là, il n'aura qu'une obsession : vouloir, désirer, aimer et protéger Brooke. Maintenant que ce couple si intense et si sexy a réussi à surmonter ses énormes difficultés, Katy Evans vous propose d'entrer dans l'esprit de Remy.

Le risque avec une série, c’est qu’elle s’essouffle au fil des tomes, que l’on se lasse Ce risque est encore plus décuplé avec un « tome du point de vue de l’autre protagoniste ». On connait déjà l’histoire, notre gorge s’est déjà serrée, on a déjà frémi, on a déjà vibré… Le « réchauffé » nous guette.

Pari tenu haut la main pour ce tome consacré à Rémy, il est à la hauteur des deux autres. Non, ce n’est pas tout à fait exact, c’est celui que j’ai préféré.

Dans les deux premiers, le personnage de Brooke avait eu des côtés un peu exaspérants, et celui qui portait l’histoire, à mes yeux, était Remy. Il avait un côté bestial, animal, mais ô combien émouvant. Sa fragilité était palpable, tout comme son insécurité, ses craintes. Personnage complexe à la psyché fascinante, il méritait qu’on s’y arrête.

Dans ce tome trois, c’est Remy qui se livre et prend toute sa dimension. Loin d’être une brute épaisse, c’est un homme meurtri, qui porte le fardeau de son handicap, de son abandon à cause de sa différence. Le poids de la solitude, de la peur de la perte de contrôle, de la crainte d’être anesthésié et de de ne plus rien ressentir. De la terreur de cette nuit contre ce jour qui menace à chaque fois de ne plus jamais se lever. L’on découvre ce que Brooke change pour lui, comment il veut la séduire pour qu’elle ne le quitte pas, pour qu’elle ne l’abandonne pas. L’on découvre cet homme qui peine à s’ouvrir, mais qui doit s’ouvrir pour conquérir la femme qui a tant de pouvoirs sur lui, celle qui insuffle de l’air dans ses poumons, celle qui repousse la nuit.

Les deux premiers tomes sont condensés dans ce troisième, inutile de réécrire toute l’histoire, le présent est là et se marie avec le passé. Remy est face à l’une de ses pires frayeurs, mais pour une fois, il se raisonne. Elle est là. Le passé les a construits, ensemble.

Un très beau tome, une lecture vraiment addictive, et même si je salue le talent de Katy Evans de ne pas être tombée dans le travers de reprendre toute leur histoire, je dois reconnaître que quelques pages de plus n’auraient pas été de refus tant j’ai apprécié cette lecture.

Mention spéciale également à l’écriture. L’auteure aurait pu tomber dans l’écueil de la vulgarité. Remy est une brute et le langage aurait facilement pu sombrer dans l’excès. Mais Remy est tellement plus que cela, et ce tome reflète parfaitement ce qu’il est. 

Et moi qui l’aimais dans les deux premiers tomes, je suis encore plus séduite…

Merci beaucoup à Marie Decrême et aux Editions Hugo Roman pour ce très bon moment de lecture!
 

samedi 14 mars 2015

Opposition, Saga Lux, Tome 5, Jennifer L. Armentrout

(Résumé, traduction personnelle) 
   Le monde a changé depuis la nuit pendant laquelle sont arrivés les Luxen.
   Katy n'arrive pas à croire que Daemon ait accueilli ceux de sa race, ceux-là même qui menaçaient de détruire jusqu'aux derniers humains et hybrides de la Terre. Mais la forntière entre le Bien et le Mal est floue, et l'amour est devenu une émotion qui peut la détruire, qui peut tous les détruire.
   Daemon fera ce qu'il faut pour sauver celle qu'il aime, bien que cela implique la trahison.
  La guerre est arrivée sur Terre. Et quel que soit le résultat, le futur ne sera jamais le même pour ceux qui survivront.
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Résumé des Chroniques de la Liste-noire-des-livres-interdits.
Une sombre menace plane sur nos livres-chéris, sur ces ouvrages qui nous transportent jusqu'à pas d'heure dans la nuit et nous font rêver encore et encore dans la journée : les Dieux-de-tous-les-trucs-de-la-mer-et-de-la-terre les ont déclarés « dangereux pour l'humanité », et nous somment, nous, les humbles lecteurs, de les leur livrer. Voici l'histoire de notre rébellion! 
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   Quelque part en montagne. 4H du matin.

 – Bouhhh... C'est fini.... sangloté-je.
J'ai l'impression qu'un poids sur ma poitrine m'empêche de respirer et que l'on m'écrabouille le cœur pour en faire de la purée.
– Ça va aller, ça va aller... me rassure Melliane en me berçant de sa voix mélodieuse.
– Bouhhh, redoublé-je de larmes... Mais c'est vraiment fini, il n'y en a plus après, plus du tout...Niet, nada...
Le vent vient de se lever dans la forêt de pins qui abrite notre expédition. C'est notre première nuit en montagne, et malgré les températures douces de la journée, les nuits sont encore froides. Je n'ai pas fermé l'oeil. J'ai la désagréable sensation d'être un glaçon géant, mais je ne suis pas sûre que cela soit dû à la saison.
L'histoire de Katy et Daemon est derrière moi, et je me sens vide à l'intérieur. Si quelqu'un avait l'idée de taper avec un bâton sur ma carcasse, il n'en tirerait qu'un son creux. Celui du manque. J'ai tellement vibré tout au long de ces cinq tomes, j'ai tellement craint cette fin que j'en ai perdu le sommeil.
– Et tu nous as empêchées de dormir par la même occasion, grommelle Johanne.
Oups, j'ai encore parlé à voix haute...
– Vous ne pouvez pas comprendre, rétorqué-je entre deux hoquets.
Non, elles ne peuvent pas comprendre ce vide profond qui a envahi mon cœur.
– Non, c'est sûr, on ne peut pas comprendre... Ce n'est pas comme si tu n'avais pas pleuré toute la nuit, proteste le Chat du Cheshire.
– Et ce n'est pas comme si tu ne nous avais pas répété pendant des heures que ce tome cinq était une conclusion parfaite à cette saga. De l'action, un rythme enfiévré, un kaléidoscope d'émotions, la peur, l'amitié, la tolérance, l'union, l'amour, beaucoup d'amour... Et Daemon... continue Roanne, une pointe de sarcasme dans la voix.
– Que nous devrions recruter selon toi parce qu'il aime les chats, poursuit Miss Pendergast.
Ah oui, effectivement, j'ai dû un peu divaguer cette nuit.
– Bouhhh, mais c'est fini... Vraiment fini...
– Oui, mais nous avons une mission je te rappelle, me secoue Melliane.
– On a une prophétie, – insiste Roanne– , et on est ici à cause d'elle.
Elle fouille dans la poche de sa veste polaire qui lui remonte jusqu'au nez et me tend un petit bout de papier :
Suivre un sentier sacré il faudra,
Arrêter de respirer vous devrez
Pour terrasser le lion, agneaux vous serez
Libérer les déferlantes vous pourrez
Mais la fin ne sera pas,
Juste le commencement.
– Tu as écrit la prophétie sur un bout de papier ? s'étonne Johanne.
– J'ai une très mauvaise mémoire pour ces trucs-là, alors vaut mieux être organisée. L'organisation est la clé de tout.
Je les regarde à travers mon voile de larmes. La prophétie, notre mission. Il faut sauver la saga Lux et tous les livres interdits. Il faut sauver notre Roanne. C'est pour ça qu'on est ici, dans cette montagne, à suivre ce sentier sinueux qui ne nous mène nulle part si ce n'est au sommet. Et maintenant que j'y pense, la prophétie ne parle pas de sommet. 
– Ça y est, elle divague encore.
Re-oups, fâcheuse manie que celle de parler à voix haute...
– Bon, on fait quoi ? demandé-je en me forçant à recouvrer mes esprits.
Une chouette hulule, le souffle du vent résonne dans les cimes. Il fait très froid. Je referme un peu plus la fermeture éclair de mon duvet. Il est très tôt, nous sommes six sous une toile de tente prévue initialement pour deux, et mon plan ne me semble tout à coup plus aussi brillant. J'ai eu l'idée formidable d'explorer un sentier des cathares. Sentier sacré / cathares, ça me semblait être la clé. Le Chat avait mollement rétorqué que les cathares n'avaient pas le monopole des sentiers sacrés. Rien qu'en France, on pouvait compter ceux de la Bretagne, de l'Auvergne, du Berry (oui, on a des sentiers sacrés dans le Berry!)... Melliane a argué qu'on pouvait étendre cette supposition au reste du monde, à l'Inde, l'Irlande, les Etats-Unis... Mais j'avais envie d'action, comme dans Lux. J'imaginais des combats sanglants comme ceux de mes lectures. Nous en serions ressorties victorieuses, et aurions pu afficher crânement un « Dieux : 0 / Nous :1 ».
– Eh, oh... Melliane me tapote doucement sur le bras et Johanne me tend un pot de Nutella.
– Tiens, mange, c'est bon pour le moral.
J’acquiesce en silence.
– Dites, les filles... Vous croyez qu'il y a des ours ici ? s'enquiert Roanne.
Une ride d'inquiétude barre son front.
– Meuh non, ils hibernent, dis-je autant pour la rassurer que pour me rassurer moi. 
Le bestiaire de notre lutte comporte bien trop d'espèces aux dents pointues à mon goût. Mon fessier ne peut qu'être d'accord.
Un grognement retentit non loin de nous et son écho lui répond. Des bruissements de feuilles, des branches qui craquent..
– Ah ben non, ils n'hibernent pas... Ils font même une petite fiesta...
– J'espère juste qu'on n'est pas l'apéritif, gémit le Chat en refermant la toile de tente d'un geste vif.
Oui, moi aussi...

PS: lu en espagnol! Et non, Melliane, toujours pas en anglais!

jeudi 12 mars 2015

La malédiction des Anges, Angéolopolis, tomes 1 et 2, Danielle Trussoni



Tome 1 : Evangeline est une jeune religieuse du couvent de Sainte Rose, dans l'État de New York. Un beau matin d'hiver, elle reçoit une missive qui va changer le cours de sa vie. Son expéditeur, un certain M. Verlaine, s'intéresse à la relation épistolaire qu'aurait entretenue une ancienne mère supérieure du couvent, mère Innocenta, et la célèbre mécène Abigail Rockefeller. Evangeline n'en a jamais entendu parler. Poussée par la curiosité, elle découvre dans les archives du couvent la preuve des allégations de Verlaine. Ce qu'elle ignore en revanche, c'est où cette découverte va la mener. Car bientôt, Verlaine et elle se retrouvent pris dans une véritable tempête. Cette investigation, sollicitée par un certain Percival Grigori, jeune homme maladif et pour le moins étrange, va bientôt raviver un vieux conflit entre une société d'angéologues (des experts dans la science des anges) et les Nephilim, des êtres hybrides mi-homme mi-ange... 

Tome 2 : Paris, de nos jours. Verlaine, l’un des meilleurs Chasseurs d’anges de la capitale, est dépêché sur la scène du meurtre d’un ange. Tout porte à croire qu’il s’agit d’Évangéline, la jeune femme devenue Nephilim qu’il n’a pas vue depuis plus de dix ans. Pourtant, il l’aperçoit quelques instants plus tard. Elle a tout juste le temps de lui confier un trésor mystérieux quand elle est enlevée par un ange mercenaire, Eno, à la solde de la redoutable famille Grigori. Troublé par cette rencontre et persuadé qu’il est de son devoir de protéger Évangéline, Verlaine se met en tête de la retrouver. 

J'aime les anges. C'est un fait, je les aime vraiment beaucoup, du moins dans la littérature qui offre tant de possibilités à leur figure mystique. Nalini Singh a été l'une des première à me séduire, et après elle, je n'ai eu de cesse de trouver des ouvrages qui les mettent en scène. Beaucoup de déceptions, mais de jolies trouvailles aussi. La malédiction des anges en est une.

On lit tout et son contraire sur les blogs à son sujets. Certains ont été conquis, d'autres franchement déçus. J'appartiens à la première catégorie.

Le plus déstabilisant est sans doute que vu le panorama littéraire actuel, on s'attend à lire de l'Urban Fantasy, et ces romans n'ont d'Urban Fantasy que les personnages, le reste s'en éloigne rapidement.

Evangéline est une nonne qui ignore tout de ses origines. Verlaine un chasseur d'ange, un angéologue. Rien ne devait les amener à se croiser, si ce ne sont les origines d'Evangeline. Mais tout devait les amener à se rencontrer...

On pourra reprocher un rythme fragmenté, trop lent, une écriture parfois désuète, mais l'univers riche de cette mythologie réécrite m'a happée, et je me suis aussitôt plongée dans la suite qui se déroule dix ans plus tard. Verlaine est attachant, Evangeline mystérieuse, mais ils ne sont que les rouages qu'une machine qui se met en branle. L'univers est en mouvement, une guerre se prépare, l'équilibre fragile tel que relaté la Bible est prêt à voler en éclats. Et au milieu de ça, l'amour. Celui d'un homme prêt à tout pour retrouver celle qu'il aime. L'improbable qui se produit.

Oui, l'on pourra reprocher ce manque de rythme, ces péripéties qui s'enchaînent de façon parfois maladroite, ce manque de tension dans l'écriture. Mais il y a le reste... Des personnages très bien travaillés qui se cherchent et évoluent, un récit qui pousse à réfléchir sur ces apparences que nous critiquons tous mais que nous redoutons tous finalement, une leçon de survie dans un monde intolérant, une réécriture de l'Histoire dans laquelle les œufs de Fabergé et le mythe de Noé ont une place centrale. Et ce choc à la fin du deuxième tome... Non, pas cette fin... Quel culot que cette fin qui augure tant de choses pour la suite. 

dimanche 8 mars 2015

Tag « Et si c'était vrai »

Le Chat du Cheshire m'avait taguée début février, mais je n'avais pas pris le temps de m'y atteler. Toujours la même rengaine, je cours, je cours... Mais mieux vaut tard que jamais comme on dit !

Le but du jeu est simple, choisir des personnages de romans que l'on voudrait avoir avec nous dans la vie. Je passe donc ma commande !

Ma meilleure amie : Je vais rester très classique, mais ce serait Elizabeth Bennet, d'Orgueil et Préjugés. J'adore ce roman, et j'aime beaucoup l'évolution d'Elizabeth tout au long du récit. Elle sait se remettre en question, et retient bien la leçon. Pas de jugements hâtifs, surtout pas, ils peuvent nous faire passer à côté de personnes extraordinaires.  

Mon petit ami : J'ai déjà un Doux Chéri formidable dans ma vie, mais si je devais choisir un personnage de roman, ce serait inévitablement M. Darcy d'Orgueil et Préjugés (et oui, encore...). Et si je devais aller plus loin, n'en déplaise au Chat du Cheshire (je m'interroge d'ailleurs beaucoup sur son bon goût!), ce serait Colin Firth. 
Ahh, Colin... (long soupir accompagné d'un sourire niais....)

Mes parents :
C'est la seule question à laquelle je ne répondrai pas. J'ai eu des parents formidables, disparus trop tôt, et je ne suis pas capable d'en imaginer d'autres. Où que vous soyez, je pense toujours très fort à vous...

Ma sœur :
Je pencherais pour Meg Corbyn (Lettres Ecarlates d'Anne Bishop) pour sa douceur et sa fragilité apparente. Même si clairement, cela doit être extrêmement difficile d'avoir une sœur prophétesse de sang qui ressent le besoin de s'entailler les veines pour accéder aux prophéties.

Mon Mentor: 
Gandalf, du Seigneur des Anneaux, sans hésitation ! Il a plein de pouvoirs trop géniaux, il a de superbes cheveux blancs et il a l'air très gentil ! (Et là, vous pensez que je suis bien naïve. Oui, je sais c'est une arme de destruction massive, mais adorable... Enfin presque!)

Ma pire ennemie :
Je suis quelqu'un de foncièrement gentil, un peu trop sans doute d'ailleurs, alors j'ai eu du mal pour cette question. Je dirais peut-être Caroline Bingley d'Orgueil et Préjugés (et oui, encore... Vous ai-je déjà dit que je suis amoureuse de ce roman?)

Mon animal de compagnie / Mon ami créature:
Enfant, j'aurais dit un cheval comme Black l'Etalon noir de Walter Farley. Mais c'est un rêve que j'ai concrétisé en faisant entrer Choupette dans ma vie (euh, Choupette n'est pas son vrai nom, c'est pour garder son anonymat de future star qui n'en sera jamais une...)
J'adore les chats, alors j'hésite entre le Chat du Cheshire qui a un sourire d'enfer...
Vous ne le trouvez pas mignon?


Ou le Chat Botté, parce que ses bottes seraient bien pratiques quand je suis en retard pour aller au boulot.
Sinon, il y a aussi l'option « bus-dragon » avec les dragons de The Game of thrones de George R.R. Martin, (comment ça, ils sont difficiles à garer et mangent les gens? Je proteste, ils sont très pratiques pour cuire la viande!).

Mon pouvoir magique: 
La cape d'invisibilité d'Harry Potter... Je pourrais disparaître quand le besoin s'en ferait sentir (surtout si un de mes dragons a une petite faim et a décidé de manger mon chef en guise de goûter).

Mon endroit: 
Je suis une incorrigible romantique, alors ça serait le domaine de Pemberley (logique, si mon fiancé est M. Darcy, il me faut le décor qui va avec, même s'il y a beaucoup de fenêtres à nettoyer...)

Mon sauveur:
Jericho Barrons des Chroniques de MacKayla Lane de Karen Marie Moning. J'adore ce personnage, héros / antihéros au physique magnétique. Je suis sûre que ce serait un sauveur formidable, d'ailleurs il l'est. Il pourrait certainement me protéger si un de mes dragons me confondait avec un poulet.