samedi 12 août 2017

Les anges mordent aussi, Sophie Jomain

Je n'ai vraiment pas de bol : il aura suffi d'une morsure, d'une seule, pour que je me retrouve embarquée dans une histoire sans queue ni tête. Je ne sais pas exactement comment ça a commencé, et je ne sais pas non plus de quelle manière tout cela va finir. Quoi qu'il en soit, celui qui fera en sorte que les jeunes vampires arrêtent de se pointer pour s'enterrer dans mon jardin sera mon héros. Et si en plus il est beau, riche et intelligent, je ne me plaindrai pas ! Je veux retrouver ma vie d'avant, tranquille et ennuyeuse à mourir.

Après avoir refermé un roman plutôt intense de Valentine Goby, j'avais besoin de quelque chose de plus léger. Pas une romance pure et dure, non. Pas d'urban Fantasy à l'américaine non plus. 

J'étais là, plantée dans ma bibliothèque, à me ronger les ongles. Je me serais mise des claques... Quand on a une PAL de … disons trois chiffres qui ne commence ni pas 1, ni pas 2, ni par 3 (sans commentaire !), on n'a que l'embarras du choix. Eh bien non ! Impossible de me décider sur ma prochaine lecture. Un casse-tête !
A ce stade de mon indécision, mon raisonnement a été simple : j'avais beaucoup aimé les Etoiles de Noss Head de Sophie Jomain, et j'avais, oh, plus grand des hasards (oui, oui, je vous l'assure), le tome 1 de la saga Felicity Atcock. Pourquoi pas ?

Mon premier sentiment en entamant ma lecture a été d'être déboussolée. J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Le récit partait dans tous les sens et je n'avais qu'une image floue de Felicity. Quelques points qui sonnaient comme des incohérences me retenaient. J'en ai parlé à mon amie « L'escapade Littéraire » dont le conseil a été ferme : « Continue ! Cela s'améliore et le 2 est encore mieux ». Ok, ok, je suis le genre de fille à écouter ses copines, alors je me suis accrochée, d'autant plus que la plume de l'auteure est quand même super sympa : pleine de mordant, d'humour, et qui m'arrachait des sourires à chaque page.

J'ai bien fait de ne pas abandonner, parce que c'est vrai que cela s'améliore dans la deuxième partie. On n'échappe pas à quelques idées cousues de fil blanc (l'héroïne attire tous les mâles par exemple), mais l'ensemble est vraiment sympa et je me suis attachée à Felicity. Le début montre en fait les balbutiements de cette histoire, les hésitations de l'auteure, mais une chose est vraie, on sent qu'elle s'est amusée en écrivant ce récit.


A la fin, j'étais même assez fière d'avoir été prévoyante et d'avoir le tome 2 dans ma PAL. C'est vrai quoi ? C'est à ça que sert une PAL. Seul petit problème, je n'arrive pas à remettre la main dessus. Pas croyable non ? Ma PAL n'est pourtant pas si grande que ça...

samedi 5 août 2017

Butterfly dreams, Meredith Walters.

Corin a vingt-cinq ans, une boutique qui marche bien et… une peur panique de mourir jeune. Chaque semaine lui apporte son nouveau lot de symptômes plus inquiétants les uns que les autres, jusqu’au jour où, persuadée d’avoir un problème cardiaque, elle intègre un groupe de soutien. C’est là qu’elle rencontre Beckett. 
Beckett dont le cœur s’est arrêté un beau matin. Trois minutes. Trois minuscules minutes qui ont changé sa vie à jamais. Finis le saut à l’élastique, les matchs de foot endiablés et les voyages au bout du monde. Désormais, il est malade.
Mais, quand le destin projette ces deux âmes blessées l’une contre l’autre, c’est peut-être leur chance de réapprendre à vivre… et à aimer ? 

Meredith Walter est une auteure que j'aime beaucoup. J'ai lu il y a quelques temps Twisted Love, et sa plume m'a marquée à cause de la justesse avec laquelle elle a abordé le problème de la dépendance (nous en reparlerons bientôt). J'aime les romances, c'est un fait indéniable, mais essentiellement les romances porteuses de sens, d'un message, les romances avec des héros cabossés par la vie, pas trop lisses, pas trop parfaits. Cela semble être une constante de l'auteure.

Corin souffre d'un mal qui fait souvent sourire et qu'on ne comprend pas. Elle est hypocondriaque. Regards condescendants, agacement, elle n'a que peu d'amis. Difficile de se lier quand on a une peur panique de mourir. Chaque sensation de douleur, imaginaire ou non, est source d'angoisse, elle voit la Grande Faucheuse arriver pour la cueillir. Le dernier symptôme en date : le cœur. Elle se sait atteinte d'une maladie incurable, même si les médecins ne trouvent rien. Comme à chaque fois, elle intègre un groupe de soutien, ce sera les « Coeurs Rapiécés ».

Beckett avait tout pour lui : un boulot très bien payé, une fiancée sublime et accro à l'adrénaline et aux sports extrêmes comme lui. Mais la vie en a décidé autrement. Un gros problème cardiaque, et voilà que son univers est remis en question. Tout ses repères éclatent, finie la vie telle qu'il la connaissait. Il doit se réinventer. Dernière un sourire de façade, il pleure ce qu'il a perdu. Le groupe les « Cœurs Rapiécés » est l'occasion de montrer son vrai moi, et de se rendre compte qu'on peut faire plus que survivre, qu'on peut vivre aussi, même si tout est différent.

Vous imaginez bien sûr la suite, ils se rencontrent et...

Stop. Je n'en dirai pas plus.

C'est une romance qu'il faut lire, non pas pour être surpris (quoique...), mais pour ressentir. Les personnages de Meredith Walters sont criants de vérité, leurs doutes, leur cheminement méritent d'être savourés. Comme pour Twisted Love, j'ai été happée par l'histoire et j'ai vécu leurs joies et leurs tourments. Corin, qui dans la réalité m'aurait semblé exaspérante, m'a donné une bonne leçon. Derrière ces apparences qui agacent, il y a une douleur profonde qui s'exprime comme elle le peut.

Et Beckett... Beckett est le héros idéal, il est un exemple à lui tout seul.


C'est une romance, dure, intense, qui fait mal mais qui fait sourire aussi, voire rire, et dont le final nous rappelle que ce qui compte avant tout, c'est de vivre. Cela semble évident, mais pourtant...